Le Lait, Boisson des dieux, par Gordon Scherer

aaaaa-1024x535 (1)Dans de nombreux mythes à travers le monde, les dieux sont connus pour leurs caractéristiques humaines. Certains dieux de l’Ancien Monde se comportaient en tout points comme des humains : ils mentaient, volaient, chassaient, guerroyaient, consommaient des drogues, pratiquaient l’homosexualité et autres déviances, avaient des “coups d’un soir”… Tout comme les hommes, les dieux devaient manger et boire pour demeurer en vie. Dans ces légendes, les dieux se nourrissaient de mets spéciaux qu’ils étaient les seuls à pouvoir consommer. Généralement, ces nourritures et boissons procuraient de grands pouvoirs et la vie éternelle à ceux qui les consommaient. Cette nourriture était interdite aux mortels pour cette raison.

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Dans les légendes de l’Ancienne Mésopotamie, aussi connue sous le nom de Sumer, nous voyons les dieux se comporter exactement comme des hommes dont ils partagent l’apparence physique. Ces dieux consomment du lait et de la bière à base de miel que les Sumériens produisaient.

Les Sumériens enseignèrent que les Rois de Sumer se “nourrissaient du Lait de Ninhursag“. (signifiant “La Reine des Cieux”), également connu sous le nom de Mami (Maman) était la déesse de la Fertilité, associée à la vache. Les dieux et rois de Sumer tiraient leur force du Lait de Mami.

Dans l’Epopée de Gilgamesh, ce dernier demande à Utnapishtim comment il pourrait devenir un dieu et obtenir l’immortalité. Puisque Utnapishtim était autrefois un mortel mais était devenu un dieu en récompense d’avoir confectionné une Arche et d’avoir sauvé l’humanité du Déluge. Utnapishtim fait la faveur à Gilgamesh de lui enseigner un secret des dieux à propos d’une plante piquante procurant l’immortalité, se trouvant au fond de l’océan. Gilgamesh s’enroule alors autour de la jambe une corde au bout de laquelle est attachée une pierre, il plonge alors au fond des eaux pour enfin cueillir la plante. Alors qu’il se réjouit de tout ce qu’il va pouvoir accomplir grâce à cette plante, un serpent s’en empare et s’enfuit avec ce trésor, puis devient immortel.


En Egypte, Thoth, le dieu de la Connaissance et de la Sagesse devient immortel après avoir consommé les “goutes blanches” de la Potion d’Immortalité. Les dieux d’Egypte consommaient le lait de la déesse Hathor la Vache. Hathor est décrite comme une vache blanche, portant souvent une coupe contenant son propre lait. Hathor était souvent associée à Wadjet, la déesse serpent.

fc894bf15c1355eac06e6e7851010e6b-300x225.jpgDans la religion Hindou, les dieux ébranlèrent l’Océan du Lait (la Voie Lactée) entourant la Terre pour un millénaire par l’action d’un serpent. La crème de ce lait appelé Amrita fut collectée et consommée par les dieux pour leur procurer la vie éternelle. Le Nectar d’Immortalité que les dieux consommaient était interdit aux humains, seuls les dieux pouvaient le boire. Jusqu’à ce jour, l’Amrita des Dieux est associé au lait, au yaourt, au beurre et au miel. Un plat fameux des Hindoux est le Panchamrita, un plat qu’on associe à l’Amrita. Il est composé de lait, de yaourt, de sucre, de beurre clarifié et de miel. Il est offert en sacrifice aux statues de leurs dieux lors des fêtes religieuses. La Vache Laitière est vénérée en Inde en tant que Déesse Mère, grâce aux bienfaits de la nourriture qu’elle procure.

Dans la Mythologie Grecque, les dieux consomment un Nectar d’Ambroise qui leur procure la jeunesse éternelle. Les chercheurs ont longtemps associé le Nectar Grec avec le miel mais sans pouvoir se mettre d’accord à propos de la nature de l’Ambroise. Certains disent qu’il s’agit d’une boisson, d’autres pensent que ça serait du pain. Certains pensent que c’est du vin, d’autres du sang. Pour ma part, je pense que l’Ambroise que consommaient les dieux grecs devait être du lait ou de la crème. Le terme Ambroise s’apparente au mot Sanskrit Amrita et les deux sont les boissons des dieux de leurs mythologies respectives. Dans la Tradition Hindoue, l’Amrita étant associée aux produits laitiers, on peut logiquement en déduire que c’est la même chose pour les Grecs. Dans la tradition grecque, seuls les dieux pouvaient consommer le Nectar et l’Ambroise. Le demi-dieu Heracles (Hercule) reçut le Nectar et l’Ambroise avant de pouvoir gravir le Mont Olympe. Tantale, un mortel, fut autorisé à la consommer pour devenir immortel, mais il tenta d’en remettre à ses amis mortels et les dieux le punirent sévèrement pour cela.

ambrosia.pngUn mythe grec enseigne que les dieux et les mortels qui consommaient le Nectar et l’Ambroise avaient un sang différent de celui des humains. L’Ichor coulait dans leurs veines, puisqu’ils consommaient la nourriture divine. L’Ichor était extrêmement dangereux et toxique pour les humains. On dit que l’Ichor qui coulait dans les veines des dieux était d’une couleur différente que le simple sang des mortels. On peut y voir une allusion au “Sang Bleu” et les complications inhérentes au sang dit de rhésus négatif.

Dans la Tradition Juive, nous ne trouvons pas de référence directe au Nectar et à l’Ambroise, mais on parle en revanche d’un pays ou coulent des rivières de lait et de miel, dans le Livre de l’Exode. En revanche, on trouve dans le Jardin d’Eden des fruits dont la consommation était proscrite aux hommes et que seuls le(s) Elohim pouvait consommer. Adam et Eve sont tentés par le serpent de manger le Fruit Défendu de l’Arbre de la Connaissance. Après avoir appris qu’Adam lui a désobéi, alors Dieu dit à Adam :

Genèse 3.22 L’Éternel Dieu dit: Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement.

Dans la Mythologie Chinoise, des êtres semblables aux hommes, appelés Immortels, consomment les Pêches d’Immortalité poussant sur un arbre spécial. Les Immortels sont décrits comme étant des hommes à la peau pale, efféminés, résidant dans les montagnes sur des îles et ne mangeant pas la même chose que les humains. Leur nourriture est composée d’air et de rosée quand ils ne mangent pas les Pêches d’Immortalité. Ils sont également décrits comme de haute stature et parfois appelés Géants. Le nom Xian en chinois signifie littéralement “Surhommes”, “Purs”, ou “Hommes des Montagnes“. Ils sont souvent représentés sous la forme de dragons, de Cerfs Blancs ou de Pins. Dans le Livre de Maître Zhuang, écrit en 300 avant Jésus Christ, les Xian sont décrit ainsi :

Il dit qu’il y a un Saint Homme vivant loin, dans la Montagne de Ku-She, sa peau est blanche comme la glace ou la neige, il est doux et timide comme une jeune fille. Il ne consomme pas les cinqs céréales, mais absorbe le vent, boit la rosée escalade sur les nuages et la brume, chevauche le dragon …

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D’évidence, les Immortels sont semblables aux hommes mais sont plus sophistiqués et consomment des nourritures autres que celles des humains normaux. Et s’ils ne consomment pas les Pêches d’Immortalité procurées par Xi Wang Mu (la Reine Mère de l’Ouest), il est dit qu’il vieillissent et meurent.

Dans le Lieh-Tzu, un classique de la littérature taoïste (traduit en Anglais sous le nom de Book of Master Lie-NDT), une race d’immortels vivait sur des îles avec des grandes montagnes et mangeaient les Pêches d’Immortalité. Ces îles montagneuses dérivèrent au large de la Chine vers le Nord où certaines s’enfoncèrent sous les vagues, un mythe rappelant clairement celui de l’Atlantis, plus proche de nous, en Europe, au large de laquelle ces îles ont probablement existé avant de s’enfoncer en dessous du niveau des mers.

Les mythes chinois parlent aussi d’un Elixir de Vie. Cette boisson procurait l’immortalité à ceux qui la buvaient. Cet Elixir de Vie était recherché par de nombreux Empereurs de Chine. Beaucoup d’entre eux mourraient en tentant de confectionner et boire l’Elixir de Vie. L’Elixir a de nombreuses appelations en Chine, l’une d’elle est … l’Amrita, la boisson d’Immortalité confectionnée à partir de la Crème de la Voie Lactée, dans la religion Hindoue.

On retrouve cet Elixir de Vie à travers tous les mythes à travers le monde. Dans la mythologie iranienne, la Coupe de Jamshid est le receptacle de l’Elixir Sacré de l’Immortalité. Cette coupe procurait au buveur la vie éternelle et des pouvoirs divinatoires. Dans la mythologie irlandaise, le Chaudron de la Renaissance ramène les morts à la vie. En Grande Bretagne, le Roi Arthur part en quête du Saint Graal, la Coupe qui a contenu le Sang de Jésus Christ lors de la Cène, origine de l’Eucharistie chez les Chrétiens. Les musulmans croient qu’une fontaine procurant la vie éternelle se trouve au Paradis.

Corbis-42-65569279-600x398.jpgAprès avoir lu tout cela à propos des différentes nourritures et boissons, on constate un thème récurrent : les dieux mangent et boivent des nourritures et boissons différents de ceux des mortels. Les mortels ne sont pas dignes ou capables de prendre part à la nourriture des dieux. Ces mets confèrent l’immortalité à ceux qui les consomment, le thème du serpent est lui aussi récurrent dans ces mythes.

Dans les récits primordiaux en Mésopotamie, Egype, Inde et Grèce, un des deux mets des dieux est constamment un produit laitier ou de l’Ambroise. La raison pour laquelle le lait est considéré comme la nourriture primordiale des dieux est simple : le lait était en fait la nourriture de ceux qu’on appelle les “Dieux Blancs”. Les Blancs et leurs descendants métissés portent en eux un gène leur permettant de tolérer le Lactose au long de leur vie. De nos jours, au moins 90% des Africains et Asiatiques sont intolérants au lactose. Autrefois, ces chiffres étaient plus élevés en raison d’un métissage plus léger voir inexistant avec les Blancs. Les anciennes tribus blanches étaient considérés à part des autres races car vivant plus longtemps, consommant du lait et mangeant de la viande. Les mythes des mortels auxquels était interdite la consommation des nourritures des dieux doit venir de l’intolérance au lactose et au régime herbivore des non-blancs. Ils ne pouvaient littéralement pas boire le lait que consommaient les dieux blancs car cela les rendait malades.

Le lait était souvent mélangé à une drogue appelée Soma. Le Soma est connu en Amérique sous le nom d’éphedrine et est une substance contrôlés par la législation. Cette drogue était connue des dieux blancs depuis des millénaires. C’était leur stimulant préféré qu’ils employaient dans leurs rituels. Les Bharatas des Vedas vouaient carrément un culte au Soma. Ils croyaient que le fait de boire du Soma leur permettrait de vivre plus longtemps. Il s’avère que les Blancs vivent plus longtemps que la plupart des autres races. Lorsque l’on demandait aux “dieux blancs” comment ils faisaient pour vivre aussi longtemps, ils devaient leur répondre que le secret de la longévité se trouvait dans la consommation de la boisson des dieux, le lait qu’ils mélangeaient au Soma. En effet, le lait est plein de bienfait pour le corps.

Une autre nourriture des dieux, le Nectar, est connue sous l’appelation de miel. Les abeilles confectionnent le lait à partir du pollen des fleurs, les blancs, connus pour domestiquer les animaux étaient à même de se procurer le miel. Ils se servaient du lait de multiples façons. Faisaient des gâteaux et des boissons avec, en particulier de l’hydromel, obtenue par la fermentation du miel avec de l’eau, auxquels ils ajoutaient parfois du Malt. L’Hydromel, appelé aussi “vin de miel” est considéré comme l’ancêtre de la bière. La bière était connue à Sumer, en Grêce, Egypte, Inde, Grêce et Chine, et dans toutes les autres civilisations antiques, d’ailleurs. Dans sa forme proto-indo-européenne, on l’appelle Medu. Un terme signifiant à la fois Miel et Hydromel (en anglais, “Mead” un sinonyme de “Miel” également : Medu-Mead-Miel) dans la langue des Anciens.  Cette antique bière était référée à “l’Or Liquide”. La bière est donc un Nectar des dieux.

Dans les mythes plus récents d’autres peuples tels que les Hébreux, les Perses, les Irlandais, les Britanniques ou les Chinois, on trouve des fruits, des vaisseaux magiques et des elixirs dont se servent les dieux immortels. Les nourritures des dieux allaient être mélangées pour confectionner des breuvages alcoolisés à travers le temps. Cette boisson est souvent du vin versé dans une coupe sacrée, de nos jours. Avec le temps, les choses sont devenues plus simples. Cela peut-être du à l’intolérance au lactose de peuples tels que les Chinois qui ne s’identifient pas à la consommation de lait. A travers les âges, les différentes cultures ont fait leurs ces mythes originaux des dieux blancs. Ces peuplades consommaient à leurs tours différents breuvages à base de lait, d’alcool ou de sang. Chez les Bharatas, en Inde, les jeunes mariés devaient consommer une coupe de Ghee (beurre clarifié) ensemble lors de la cérémonie de mariage. On dit que les Scythes buvaient du vin et du sang dans les cranes de leurs ennemis. Et on dit que certaines fraternités secrètes parmi leurs descendants pratiquent encore cette coutume de nos jours. De nos jours, plus d’un milliard de personnes dans le monde consomment symboliquement le vin représentant le sang de leur Seigneur Jésus Christ lors du rite de la Communion, procurant la vie éternelle à ses fidèles les plus sincères.

Il semble que tous les mythes concernant le Nectar, l’Ambroise et tous les autres Elixirs de Vie seraient juste des légendes dérivées des régimes des “dieux blancs” qui buvaient de l’hydromel, de la bière et du lait de vache. Chaque conte renferme un noyau de vérité. Les personnes de l’ancien temps que l’on considérait comme des dieux avaient réellement une alimentation particulière, et la vérité peut être encore plus surprenante que la fiction.

Il est intéressant de noter que les dieux blancs consomment une alimentation différente de celle des humains ordinaires. Les produits laitiers faisant partie de leur alimentation de base et les “mortels” ne les digérant pas. La nourriture des dieux est toujours “interdite” à la majeure partie de la population mondiale de nos jours puisque celle-ci ne la digère pas. A peu près deux tiers de la population mondiale ne peut plus consommer de produits laitiers au sortir de l’enfance, à partir de l’adolescence puis au cours de l’âge adulte, mais les descendants des “dieux blancs” le peuvent. Pourquoi et comment cela se fait- il ? Est-ce que la consommation de la nourriture des dieux procure un bienfait ?

Il y a longtemps, tous les hominidés développaient une intolérance au lactose à partir du sevrage. Les enfants peuvent consommer du lactose, un hydrate de carbone car leur corps produit du Lactase jusqu’au sevrage du sein de leur mère (La lactase est une enzyme présente chez les mammifères et certaines bactéries. Sa fonction principale est de permettre la dissociation du lactose en glucose et galactose, ce qui autorise la digestion du lait). Les blancs en produisent tout au long de leur vie, c’est la raison pour laquelle ils peuvent continuer à digérer le lactose, en raison d’une mutation génétique étant survenue il y a à peu près 10 000 ans.

Ce Gène de la Tolérance au Lactose est surtout présent en Europe du Nord mais on peut le retrouver aussi chez certaines tribus africaines. Cette caractéristique semble liée aux peuples d’éleveurs de troupeaux ayant passé de nombreuses générations au contact des vaches. Il est possible que ces tribus subsahariennes soient elles-mêmes descendantes de “dieux blancs” ayant colonisé certaines régions d’Afrique. Au Cameroun, des tribus noires sont porteuses de l’Haplogroupe R1B (le chromosome mâle Y qui semble provenir des Îles Britanniques et est le plus répandu parmi les populations blanches).

7fe893c095e2bab69729640c4410262f-600x350.pngOn sait que les populations blanches ayant développé cette mutation ont traversé l’Ère Glaciaire, à une époque où la nourriture était rare, sans doute les mères continuaient-elles de nourrir leurs enfants avec du lait de vache, passé le sevrage, ce qui aurait développé cette tolérance au lactose au sein de ces populations. Quand on a pas de quoi se nourrir alors on se débrouille avec ce que l’on a. Dans cette situation, les enfants étaient habitués à consommer le lait de la vache à partir du sevrage du sein de leur mère, alors qu’ils toléraient encore le lactose et cette pratique maintenait cette tolérance au fur et à mesure qu’ils continuaient à boire le lait des vaches.

Après une longue période à se nourrir à partir de leurs troupeaux, ils développaient une relation symbiotique. Le terme symbiose signifie littéralement “vivre ensemble” en grec, il décrit une situation dans laquelle deux types d’organisme différents vivent en contact rapproché, généralement de manière bénéfique. Le Poisson Clown mange les parasites qui menacent l’existence des Anémones de Mer dans lesquelles ils vivent, les excréments du Poisson Clown servent d’engrais aux Anémones, une façon de “payer le loyer” en bénéficiant aux Anémones qui leur servent de maison. Les Poissons Clowns sont immunisés au venin des Anémones de Mer. C’est un exemple de symbiose, une relation mutuellement bénéfique entre deux organismes différents mais vivant ensemble par la loi de la nature.

Certaines formes de Symbioses sont indispensables aux différents organismes pour assurer leurs survies respectives. D’autres sont facultatives car les deux organismes peuvent vivre séparément sans former de symbiose. Dans le cas de la symbiose des humains et des vaches, il s’avère que sans la consommation de lait les Européens (en particulier ceux du Nord et de l’Ouest) peuvent développer des problèmes de santé plus fréquents s’ils ne consomment pas de lait, en raison d’une déficience en minéraux et vitamines. Sans le lait ils n’auraient pas pu survivre aux terribles hivers du Nord de l’Europe. De la même manière, si les vaches domestiquées avaient été livrées à elles-mêmes, il y a peu de chance que cette espèce aurait survécu. C’est un cas de Symbiose Indispensable ou deux espèces ont besoin l’une de l’autre pour des raisons de survie. Certains prétendront que c’est un cas du Symbiose Facultative car seules les vaches auraient besoin de cette relation pour survivre, mais je ne suis pas d’accord : je considère que les humains tolérants au lactose ont besoin du lait de vache pour survivre. Non pas que sans le lait ils mourraient immédiatement, mais la privation d’éléments nutritifs importants les exposeraient à de graves carences mettant leur vie en danger sur le long terme.

En raison des multiples bienfaits obtenus de la consommation du lait de la vache, elle est devenue un objet de vénération auprès des dieux blancs. La vache était vénérée à travers l’Ancien Monde comme une véritable divinité. La logique derrière ce culte est évidente : les mères nourrissent leurs enfants et sans les vaches, les buveurs de lait seraient morts de faim durant l’ère glaciaire. La vache est donc une seconde mère et c’est pour cela que nos ancêtres primitifs la vénéraient et la considéraient comme telle.

e4d51691c8074389ffff837cffffe417Dans un mythe sumérien intitulé “la Dispute entre le Bétail et les Céréales”, le dieu An créé la déesse des troupeaux Lahar et la déesse des céréales Ashnan afin de nourrir et vêtir les Annunakis, les civilisateurs de Sumer. Ce récit démontre que les Annunakis toléraient le lactose. Avant l’arrivée des Annunakis, il est dit que les Sumériens ne portaient pas de vêtements, mangeaient de l’herbe et buvaient dans les flaques d’eau. Les dieux Annunakis décidèrent alors d’accorder la faveur aux hommes de devenir civilisés par l’apport de l’élevage et de l’agriculture :

Les Dieux Annunakis venus des Monts Sacrés jouissaient des richesses que leur procuraient les Troupeaux et les Céréales mais cela ne les comblait pas. Les Dieux Annunakis venus des Monts Sacrés jouissaient des richesses que leur procuraient le Lait Délicieux et les Troupeaux Sacrés mais cela ne les comblait pas. Alors pour leur propre bien-être, ils les offrirent aux humains pour qu’ils s’en nourissent

La Vache Laitière a donc été considérée comme la Déesse Mère en raison du lait qu’elle produisait. D’autres mythes sumériens font mention de cultes dédiés aux Taureaux également. Les Dieux Taureaux étaient en général reconnus pour leur viande. Représentés avec des barbes, symboles de virilité. Dans les récits sumériens ils avaient aussi souvent les yeux bleus. Gugulanna, le dieu “Taureau Céleste” Sumérien était vénéré dans le panthéon en tant que dieu et possédait sa propre constellation. De nombreuses icones du Taureau Céleste étaient faites en or. On peut y voir l’origine du Veau d’Or auquel les hébreux vouent un culte dans le Livre de l’Exode.

Les vaches occupent une place importante dans la vie courante et la religion Egyptiennes également. Le taureau Apis apparait en Egypte après l’unification de la Haute et la Basse Egyptes. On l’associe souvent à Osiris et Ptah, il est appelé “Renouveleur de Vie”. Apis était le plus important des Animaux Sacrés vénérés en Egypte. Quand le taureau d’un fermier avait des taches à des endroits du corps particuliers, on l’extrayait du troupeau pour la vénérer comme une déesse. On lui procurait un harem de femelles à féconder et qui serviraient d’oracles pour prédire le futur. Hathor était la Déesse Mère productrice de lait. Sous l’une de ses formes nommée Hesat elle est littéralement représentée en vache laitière. Son culte fut étendu à l’ensemble des vaches laitières. Ces deux divinités bovines étaient souvent associées aux rois et reines d’Egypte.

kamdhenu1.jpgDans les plus anciens mythes de l’Inde nous voyons l’importance de la vache. Les Bharatas, fondateurs de la Civilisation Védique, révéraient les vaches en raison de la subsistance qu’elles leurs procuraient. Elles étaient considérées comme des symboles de richesse et de pouvoir et c’était le plus grand des cadeaux qu’on pouvait offrir à ceux qu’on aimait. La vache était considérée comme sacrée sans pour autant être encore vue comme une divinité. C’est par la suite que la vache serait considérée comme une déesse, lors du passage de l’ère védique à celle de l’hindouisme. Kamadhenu était la Déesse Mère hindoue, considérée comme la Mère de Toutes les Vaches et la Mère de Toutes les Civilisations. Elle fut créé quand la Voie Lactée fut secouée pour créer la Nourriture des Dieux, l’Amrita. Puisque toutes les vaches sont considérées comme une manifestation de Kamadhenu, toutes les vaches sont traitées comme des divinités. En Inde, dans la religion hindou moderne, les vaches reçoivent les plus grands honneurs. C’est une offense grave de blesser ou tuer une vache. La viande de boeuf n’est pas consommée par les hindous mais le lait est employé pour confectionner des yaourts et du Ghlee (beurre clarifié), des mets très populaires en Inde. Mahatma Gandhi disait que “le point central de l’hindouisme est la protection des vaches”. La vache est considérée comme divine dans l’hindouisme et ils ne plaisantent pas avec ce sujet.

Dans la Grèce Antique, les vaches étaient considérées comme divines également. Héra, la reine des dieux grecs était à l’origine une déesse-vache, représentant la maternité et la fertilité. Zeus prit souvent la forme d’un taureau, symbolique de sa position de patriarche des dieux. La vache était particulièrement importante chez les prédécesseurs des grecs, les Minoéns. Serapis était pour eux un dieu-taureau combinant les traditions grecques et egyptiennes. Ce culte servit à pacifier les rapports entre les deux civilisations.

Alors que les idoles consacrées aux dieux-bovins étaient détruites dans la Bible, le sacrifice rituel des vaches était d’une importance majeure dans la religion des Hébreux. Peut-être une tradition héritée de cultures antérieures. Tout comme en Egypte, certaines vaches étaient considérées plus sacrées que d’autres. L’une des prophéties majeures sera réalisée avec le sacrifice d’une Génisse Rousse sans tâche. Le Troisième Temple ne peut pas être construit avant la naissance en Israël d’une génisse dépourvue du moindre poil non-roux. La Génisse Rousse était également associée à Apollon dans les mythes grecs.

Bien que les chinois soient généralement intolérants au lactose, on trouve des traces de cultes bovins dans leurs plus anciennes traditions. Dans le culte de Shang Di, une fois par an le Roi de Chine doit sacrifier un taureau pour honorer ce dieu. Dans ce rituel ils offrent de la nourriture et des boissons en sacrifice à ce dieu chinois monothéiste. Ce qui est très similaire au judaïsme et à la religion védique originale dans laquelle les vaches sont considérées comme sacrée mais où seul dieu est vénéré et non les animaux.

Les traditions européennes occidentales ont leurs propres dieux et déesses bovines. Dans la mythologie scandinave, la déesse-vache Audumbla “Nourrice des Géants” est la mère nourricière de l’humanité. Il est dit qu’elle nourrit Ymir, l’être primordial, de son lait divin. La déesse irlandaise Boann, signifiant “vache blanche”, rappelle Hathor, la Vache Blanche Déesse d’Egypte. Boann est également associée à Brigid, la Déesse Mère des Celtes, associée aux vaches laitières. Brigid est aussi connue des Bretons sous le nom de Brigantia et les chrétiens la vénèrent à travers le culte de Sainte Brigite, sainte patronne de l’Irlande.

BOANN.COW-GODDESS.A2-Detail-31-600x600Il ne fait aucun doute que les cultes dédiés aux bovins puisent leurs racines chez les dieux blancs buveurs de lait. Il semble que les vaches aient été considérées et vénérées comme des divinités avant d’être réduites au rang de simples sacrements en n’étant plus vénérées. Il semble qu’à travers le temps, à travers les régions et dans leur diffusion inter-culturelles, les traditions perdirent de leur sens original tout en conservant une trace de ces anciennes pratiques. Qui aurait pu deviner que les chinois intolérants au lactose mais pratiquant le sacrifice rituel des taureaux s’inspiraient des traditions antérieures venues des peuples qui consommaient les produits laitiers et dépendaient des bovins pour leur propre survie ? On peut se demander pourquoi les Indiens, majoritairement intolérants au lactose, accordent une telle importance dans leurs cultes à la consommation de lait. La Théorie des Dieux Blancs donnent un nouveau sens à ces pratiques absurdes à première vue. Les religions du monde pour la plupart trouvent leurs origines dans la mutation génétique ayant fait apparaître la tolérance au lactose.

Dans la plupart de ces mythes et légendes, la vache est considérée comme la Déesse Mère car elle offre son lait à l’homme. Dans la religion hindoue, on proclame que la Vache est “la Mère de Toute Civilisation”. On sait que les “dieux blancs”, associés au facteur rhésus négatif furent les premiers à apporter la civilisation. Le lait peut-être la clé de leur succès et dans ce cas les hindous ont raison de considérer que la Vache est la Mère de Toutes les Civilisations.

Alors que les ancêtres des Européens se déplaçaient vers le Nord, leur environnement devenait plus froid. Pour survivre, ils se servirent des animaux qu’ils tuaient : les peaux et fourrures les protégeaient de la morsure du froid, il n’y avait pas beaucoup de nourriture dans ces régions hostiles alors ils mangeaient les animaux. Ils employaient leurs os et tendons pour fabriquer des outils, des armes et allumer des feux.

La domestication des animaux leur simplifia la vie de tous les jours. Le chien, meilleur ami de l’homme, fut le premier animal à être domestiqué par les animaux. Les loups furent domestiqués probablement par l’homme de Cro-Magnon. Le chien apparait dans la région de l’actuelle Belgique à une période coïncidant à l’avènement de l’homme de Cro-Magnon. Les Européens ont passé tellement de temps au contact des chiens qu’ils ont développé une forte immunité aux maladies transmises par les pellicules des chiens. Les chiens assistaient les chasseurs dans leurs captures d’autres espèces animales qui étaient à leur tour domestiquées. C’est ainsi qu’on vit apparaître des chevaux sur les fresques des cavernes à cette époque. Les chevaux étaient autrefois des bêtes sauvages chassées pour leur nourriture. On considère que l’ancêtre du cheval disparut à l’époque où le cheval moderne était domestiqué, entre -14000 et -6000, à une époque qui nous a laissé des traces archéologiques de cette domestication du cheval. Les Anciens Européens furent également les premiers à domestiquer les moutons, poules, boucs, cochons et les ânes. Bien qu’aucun de tous ces animaux ne semble avoir une importance semblable à la Vache.

Une fois domestiqués, ces animaux se multiplient et deviennent plus nombreux à vivre au contact des hommes qu’à l’état sauvage, donc ces relations sont bénéfiques mutuellement aux deux partis. Le buffle est nourri par l’homme qui l’emploie comme animal de trait. La vache domestique semble être le seul animal à former une symbiose obligatoire avec l’homme, quand le bénéfice mutuel est devenu indispensable à la survie des deux espèces.

L’homme a élevé ses compagnons animaux pour des raisons propres à chaque espèce. Ces animaux domestiqués forment des races à part de leurs parents sauvages. En apprivoisant les animaux, nous les rendons donc moins sauvages. Les chiens ont développées des dents et des machoires plus petites et plus faibles, rendant leur morsure moins dangereuses pour l’homme que celle du loup. Les yeux des chiens devenaient plus grands que ceux des loups, comme s’ils devenaient naturellement plus mignons et ce afin de s’attirer la sympathie de leur maître. Les moutons étaient élevés pour leur laine, les poulets pour leur viande, les chevaux pour servir de monture et les ânes pour transporter des biens. Les vaches étaient élevées pour fournir plus de viande en étant plus charnues et développer de plus grandes glandes mammaires afin de produire plus de lait. Plus une tribu obtenait de viande et de lait, plus elle se développait.

Pouvoir se fournir le plus de produits laitiers possible est une manière excellent de procurer sa subsistance à une population plus large. Les produits laitiers permettent un meilleur rendement de nourriture par hectare que l’agriculture. Ce qui explique sans doute la vitesse à laquelle se sont répandus les Indo-Européens. La nourriture produite est extrêmement nutritive, ce qui explique la stature imposante des anciens buveurs de lait. Jules César pensait que les Celtes et les Germains étaient aussi imposant physiquement en raison de leur consommation de lait et de viande.

Toutes les grandes tribus conquérantes à travers l’Histoire tels que les Aryens, les Arabes ou les Mongoles étaient connus pour chevaucher des chevaux ou des chameaux qu’ils avaient domestiqués. Les Scythes buvaient le lait des juments et leur mode de vie nomade et leur alimentation étaient leur plus grande force. Ils étaient à même de traverser de grandes distances pour envahir d’autres pays sans tomber à court de nourriture, grâce à leurs troupeaux, leur tolérance au lactose leur permettait de s’hydrater sans dépendre des sources d’eau dont la rareté dans certaines régions les rendaient impossibles à traverser pour des personnes intolérantes au lactose. Contrairement à des chinois qui devraient tourner les talons lorsqu’ils arrivaient à court de riz, les buveurs de lait à l’alimentation carnée avaient leur nourriture et leur boisson qui se déplaçait à leurs côtés.

10-facts-scythians-warfare_9-600x411La mutation génétique de la tolérance au lactose serait apparue il y a 12 000 ans, au même moment et dans la même région où l’on voit apparaître le gène des yeux bleus. Une peau plus claire semble associée également à ce gène puisque ce sont les blancs qui ont les yeux bleus. Une mutation probablement liée à une déficience en vitamine liée à la faible quantité de lumière dans les régions du monde les plus au nord, là où les nuits peuvent parfois durer plusieurs mois. On sait que la vitamine D est produite par les rayons du soleil. Comme la vitamine D était moins disponible dans les régions du Nord, le corps humain perdit en mélanine afin de la convertir en Vitamine D, afin que les hommes puissent survivre malgré cette déficience. Une déficience également rattrapée par l’apport de nutriment tiré de la consommation de lait et de viande. L’adaptation à l’environnement finit par les rendre plus fort.

86_big.jpgC’est aussi à cette époque que nous voyons apparaître les premières traces de civilisations à partir de l’apparition de villes. C’est alors que l’on voit apparaître des symboles qui nous sont familiers tels que la Croix, la Swastika (Roue Solaire) ou bien le Serpent. Ces symboles devinrent ensuite des lettres dans le plus vieux système d’écriture connu, celui de la Culture Vinca. Cette culture semble être la première à avoir produit de la métallurgie. C’est à cette période que l’on voit apparaître les énormes structures mégalithiques et les sépultures monticulaires (appelés Kairn, Kurgan, Tumulus). Un Système de Calendrier et Zodiacal était créé pour calculer la précession des équinoxes et les jours de l’année. L’ensemble de connaissance et de technologie développé à cette période constitue une véritable révolution. Nous sommes passés de sociétés de Chasseurs-Cueilleurs résidant dans des cavernes à des Pasteurs Nomades subsistant de leurs troupeaux. De sauvages ignorants et primitifs nous devinrent des êtres humains civilisés capables d’appréhender les mystères inexplicables de l’Univers.

Tout cela fut rendu possible grâce au temps libre dont disposait l’homme qui s’appuyait sur les troupeaux pour se fournir la nourriture au lieu de passer son temps à la chercher dans la nature. Libéré à présent de la corvée de la chasse et de la cueillette, l’homme devint capable de méditer sur les mystères de la Création et de se simplifier la vie de tous les jours par son inventivité. Il pouvait traverser la surface du globe sur le dos de son cheval. Les “dieux blancs” allaient pouvoir civiliser le monde en créant des civilisations un peu partout. Les armées nomades étaient rendues invincibles face à des populations sous-équipées en comparaison, primitives et dépendantes d’un environnement qu’elles n’avaient pas su domestiquer.

Alors la religion Hindou a probablement raison de considérer la Vache comme la Mère de Toute Civilisation. Sans la Vache, pas de Dieux Blancs, et sans les Dieux Blancs le monde aurait été bien différent. Peut-être que les Sumériens continueraient de boire l’eau à la source et de manger de l’herbe. Sans les “dieux” civilisateurs, les civilisations apparues à Sumer, en Egypte, en Inde, au Mexique, en Chine, en Grèce ou en Océanie et ailleurs, de quelle culture disposerions-nous ? Car aucune culture ne s’est jamais élevée en dehors de l’influence de ces nations. Toutes les cultures de l’Ancien Monde ont été énormément influencées par les “dieux blancs”. Il est très probable que la tolérance au lactose soit la source de toutes les civilisations.

De nos jours, nous semblons nous dissocier de la Vache. La Vache est à présent abusée. L’industrie bovine nuit énormément à la santé des vaches, et si la santé des vaches est menacée, par conséquent la notre l’est aussi. Elles sont nourries d’une façon exécrable et non-naturelle, dans le but de les engraisser. Ce qui résulte en un appauvrissement en vitamines et minéraux pour les vaches et donc pour les hommes qui se nourrissent d’elles. L’injection d’hormones et d’antibiotiques nuit à la santé des deux espèces, jadis vivant en parfaite symbiose. En réalité, le mal qu’on leur fait revient à se faire du mal à nous-mêmes. C’est la conséquence de notre relation de Symbiose Obligatoire que nos deux espèces ont développées côte-à-côte.

Nous nous devons de respecter les vaches et leur donner l’amour et l’attention qu’elles méritent car elles sont les Mères de la Civilisation. Elles nous ont aidé à créer la Civilisation et toute ses richesses … et tout cela est venu d’une simple mutation génétique.

Gordon Ray Scherer

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Le Lait, Boisson des dieux, par Gordon Scherer

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